vous allez très certainement aimer !Décret n° 2011-1771 du 5 décembre 2011 relatif aux formalités à accomplir pour les travaux sur constructions existantes

Ce décret a pour objet en particulier de porter de vingt (20M2) à quarante mètres carrés (40M2) la surface hors œuvre brute maximale des extensions de constructions existantes, situées dans les zones urbaines des communes couvertes par un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu, soumises à la procédure de déclaration préalable.

Il peut être lu ici.




.
ET SI NOUS FAISIONS LA MÊME CHOSE 
POUR L'ANNIVERSAIRE DU CFAI !

Free vous invite à tout casser
par Orianne Vatin, le 24 mai 2011 22:15

Iliad, la maison-mère de Free, vient de publier une invitation originale : le public a en effet rendez-vous le 11 juin dans ses locaux, pour tout démolir.
En fait, Online.net, l'une de ses filiales qui offre des services d'hébergement en ligne, déménage. En conséquence, les abonnés aux services de Free sont invités à se rendre sur les lieux le 11 juin (là où se trouve son troisième datacenter) dès 10h00, pour participer à "l'Opération Carnage".
Les nouveaux locaux où va s'installer Online.net vont devoir au préalable être rénovés, et avant cela, il va falloir les détruire... Ce qui sera la mission des personnes sur place, au milieu d'autres distractions : château gonflable, baby foot humain, combats de gladiateurs, paint-ball, etc. Et soirée mousse le soir. Cela, gratuitement, avec en prime hot dogs et frites pour tout le monde.
Le bâtiment est situé au 61 rue Julian Grimau à Vitry-sur-Seine en région parisienne. Il est toutefois nécessaire d'être inscrit à l'évènement <http://www.mes-evenements.com/clients/errorDate.php?client=9>  pour pouvoir y participer.

Cerfav | Pantin

19, rue Charles Auray
93500 Pantin


PROGRAMME DES CARTES BLANCHES

Les "Cartes Blanches" donnent lieu à une performance nocturne suivie
d'une exposition.L'occasion pour les artistes plasticiens de profiter
librement des ateliers du Cerfav | Pantin pour travailler ensemble et
élaborer un événement collaboratif.

LOREN MANQUILLET

Performance : 08 juin  

La seconde vie du verre : une alchimie

Cadre du projet : les déchets ménagers issus de la grande distribution
dans l’espace privé et intime de la vie quotidienne.
Projet : réemployer la matière verre et garder un objet déjà existant pour
lui donner une nouvelle fonction.
Moyen du projet : rencontre de l’art verrier avec l’industrialisation du verre
creux par la recherche de transformations des pots et bocaux industriels.

Finalité du projet :  créer un éclairage à partir de pots et bocaux industriels.
Scénographie : la lumière, qui au début de la performance, éclaire l’espace
de travail, avec la tombée de la nuit est diffusée par les bocaux.

Pour repartir avec une partie d'un luminaire, 
apportez vos bocaux pour transformation. 
Ils doivent correspondre à la notice.                                                                                                                                                                   

Exposition : du 08 au 23 juin






archilight-banni-re-anglais





carr--date-2011inlight-pourInLight Expo 2011 au cœur de vos marchés !



Eclairage intérieur : l’heure est aux économies d’énergie

Le secteur du bâtiment est responsable de 23 % des émissions de CO2 et de 43 % de la consommation d’énergie finale en France* : l’éclairage peut représenter jusqu’à 30 % de la facture électrique des bâtiments. A l’heure du Grenelle de l’Environnement, l’efficacité énergétique devient ainsi un enjeu économique et écologique majeur. La performance globale de l’éclairage dans les bâtiments passe par l’innovation technologique : des solutions font leur apparition sur le marché permettant de réduire l’impact environnemental et la consommation d’énergie dans des conditions optimales d’économie, d’ergonomie et de sécurité.
Rendez-vous incontournable de la filière, InLight Expo réunit les produits et les compétences au service d’un éclairage innovant, économique et durable : éclairage naturel, systèmes de pilotage, LED…
* Source : Ademe – Plan Climat


Pour télécharger le programme des conférences, cliquez ici 




3 journées professionnelles pour attirer toujours plus de visiteurs qualifiés

A la rencontre des installateurs
Pour répondre aux questions pratiques des installateurs, InLight Expo organise une journée technique entièrement dédiée à la profession. Organisées en collaboration avec les principaux organismes du secteur, les conférences et les démonstrations apporteront des solutions concrètes et innovantes en matière d’installation électrique et de performance énergétique.
Les prescripteurs sont à l'honneur
Architectes DPLG, Architectes d’intérieur, concepteurs lumière, décorateurs, bureaux d’étude : les responsables de la prescription sont toujours à l’affût de nouveautés et dernières tendances. C’est sous le signe de l’innovation et du développement durable que InLight Expo les convie dans un espace réservé à la découverte de vos produits. En parallèle, un cycle de conférences et de tables rondes présentera les dernières tendances en matière d’éclairage tertiaire, de commerces et naturel : nouvelles technologies, efficacité énergétique, confort visuel…
Rendez-vous avec les distributeurs
Vous souhaitez entrer en contact avec un distributeur ou un agent commercial ? Etablir des partenariats commerciaux ou technologiques ? Ouvrir une filiale ou un bureau de représentation ? InLight Expo contribue activement à votre développement commercial en France et à l’international. Au cours de séminaires sur un espace dédié, vous pourrez bénéficier du conseil et de l’expertise d’organismes spécialisés.


.

ACCESSIBILITÉ


En améliorant la qualité de vie de tous les citoyens, en anticipant sur les conséquences sociales et économiques de l’allongement de l’espérance de vie, l’accessibilité participe pleinement du développement durable. En tant que stratégie pour le futur, l’accessibilité a fait l’objet de propositions lors du Grenelle de l’Environnement.





Le permis de construire bientôt assoupli ?

Source : La Tribune.fr - 29/04/2011 
Copyright Reuters
Copyright ReutersCopyright Reuters
Un assouplissement des réglementations est préconisé par le comité de pilotage de la réforme de l'urbanisme qui remettait son rapport ce vendredi. La possibilité d'agrandir sa maison de 40m2 sans permis de construire, au lieu des 20m2 autorisés actuellement, fait partie des points qui pourraient être retenus par le gouvernement. Rajouter une pièce, une grande véranda ou un garage à sa maison est loin d’être évident. Au-delà de 20m2, il faut demander un permis de construire à sa commune. Cette surface pourrait être doublée si les recommandations du comité de pilotage sur la réforme de l’urbanisme sont retenues.  Ce comité réunissant parlementaires, élus locaux, notaires, avocats et urbanistes depuis le 23 juin 2010, conseille de simplifier la réglementation en vigueur. Cette dernière est d’ailleurs jugée “illisible et complexe” par Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du développement durable, des transports et du logement, et Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement. Ces derniers, dans un communiqué commun publié ce vendredi, déclarent “faciliter la mise en oeuvre de projets sur tout le territoire“ en simplifiant et en accélérant certaines procédures. "Pour cela, ils retiennent des mesures préconisées par le comité de la réforme de l’urbanisme comme la modification du seuil de permis de construire pour des extensions ou modifications de bâtiments existant". Aujourd’hui, il n’est pas nécessaire d’obtenir un permis de construire pour les travaux créant une surface maximum de 20m2 de plancher supplémentaire, sauf dans les zones protégées, à proximité des bâtiments classés par exemple. Ces dernières nécessitent de demander l’avis d’un architecte des bâtiments de France.

Simplification des calculs  Autre manière d’alléger la procédure : dans le calcul des surfaces autorisées, la distinction entre “surface Hors-Oeuvre brute“ et “surface Hors-Oeuvre nette" pourrait être supprimée. La première correspond à la somme des surfaces de plancher à chaque niveau de construction y compris toitures, terrasses, loggias, cloisons, etc... La seconde ne prend pas en compte un certain nombre de surfaces comme celles des combles et caves dont la hauteur est inférieure à 1m80. Pour faciliter les procédures, seule la "surface de plancher des construction" sera retenue si le projet de réforme de l’urbanisme est validée.
Par ailleurs, la construction de lotissement sans création d’accès aux voies publiques ne serait désormais soumise qu’à une déclaration et non plus un permis.
Dans la réalité, des blocages qui risquent de persister  “Je ne pense pas que cela soit efficace“ estime Philippe Laurent, vice-président de l’Association des maires de France et maire de Sceaux (Hauts-de-Seine). Pour l’élu divers droite, une simplification du droit de l’urbanisme “n’empêchera pas les associations de faire des recours“ pour ralentir ou bloquer les projets de construction. “Même lorsque quelqu’un veut juste construire une cabane au fond de son jardin, il risque de trouver un voisin râleur pour l’en empêcher“, soupire le maire de Sceaux.
Pour l’instant, il faut encore patienter en moyenne entre deux à quatre mois avant de voir sa déclaration préalable de construction validée. Les 26 et 27 mai, un séminaire réunissant les acteurs de l’urbanisme en France doit avoir lieu pour tenter de régler les détails de cette nouvelle réforme.  Marina Torre - 29/04/2011




.
BONNE ANNÉE 2011







Chèr(e)s consoeurs et confrères,
Pour commencer, tous nos vœux pour cette nouvelle année qui commence ! Nous vous souhaitons plein de bonheur, de succès… et aussi de nouveauté ?!!
A ce propos, une nouvelle équipe a donc pris, en mai dernier, la direction du CFAI.
Etienne PROST, Bruno VERWAERDE, Franck MERLIN-ANGLADE et Stéphane SIMONIN prennent la suite du précédent Bureau, en espérant être à la hauteur du travail déjà réalisé.

Quatre d’entre vous, bénévoles et motivés, vont donc œuvrer pendant deux ans pour assurer, avec l’aide d’Isabelle Salles notre déléguée administrative, les missions du CFAI :
-        garantir la compétence des architectes d’intérieur CFAI
-        reconnaître les écoles dispensant un enseignement conforme au protocole CFAI
Cependant (et faut-il s’en réjouir ?), le CFAI est également sollicité sur d’autres points :
-        informer ceux d’entre vous qui nous interrogent sur des questions juridiques, professionnelles, administratives…
-        défendre notre existence et notre reconnaissance auprès des institutions (ministères, Ordre des Architectes, administrations)
-          promouvoir notre profession à travers des contacts et des interviews pour lesquels nous sommes interrogés (l’Onisep, l’Étudiant, A.D, Envoyé Spécial).
Ces demandes sont-elles la rançon du succès ?
Certes le CFAI, fort de près de 1.000 adhérents, est l’institution de référence de notre profession.
Mais ces demandes ne sont-elles pas aussi la conséquence des difficultés des syndicats ?
Le CFAI, successeur historique de l’OPQAI, était l’«organe réglant» de la profession. Les syndicats d’architectes d’intérieur assuraient eux la vie du métier, l’entraide, la promotion. Qu’en est-il aujourd’hui, à Paris et dans les régions ? Comment renforcer l'affirmation de notre profession en améliorant l'efficacité des organismes qui nous représentent ?
La question est posée… Vous est posée, car si vous êtes les bénéficiaires des actions du CFAI, vous en êtes aussi les acteurs !
Par votre adhésion, par vos votes et par votre implication que nous espérons toujours plus importante.
Etienne Prost




.
NO COMMENT !!!  ( ou bien le contraire...! )

Pour un secrétaire d'Etat chargé du design
LEMONDE.FR  I 06.01.11 I
Cette idée paraîtra pour le moins insolite. D'abord parce que chez nous le design est assez communément perçu comme futile, à tout le moins non essentiel. Ensuite parce qu'elle laisse à penser que l'Etat pourrait efficacement traiter de questions touchant aux perceptions ou idées reçues des gens. Le problème français à cet égard me paraît suffisamment important, voire grave, pour que l'on tente la voie gouvernementale pour le traiter. Au moins sur une période limitée, avec un ministère de mission.
Le design est un art, complexe, qui n'a rien de superficiel quand on lui donne un sens plus proche de la conception innovante que de la décoration. Même si la décoration est une activité tout à fait respectable. Le design est l'art de concevoir à dessein des objets (créer les concepts) et de leur donner forme. Il faut entendre "objets" dans un sens contemporain, avec leurs parts de matérialité et d'immatérialité. Il sont produits et/ou services. Ils sont proposés par des entreprises ou des administrations. Le dessein peut être celui de la compétitivité des entreprises ou de l'attractivité des territoires. Il peut être celui de la qualité de vie des gens : "donner une forme adéquate aux conditions de vie" comme disait Walter Gropius, directeur du Bauhaus.
Si créer des concepts d'objets n'est pas l'apanage des designers (mais ils y jouent un rôle essentiel), leur donner forme devrait l'être. La forme, au-delà du bord, de la limite, comme la voyait le mathématicien René Thom, est d'abord l'expression d'une pensée, ensuite le résultat d'une synthèse créative de considérations esthétiques, pratiques, psychosociologiques, technologiques et économiques. J'ai mis esthétique en premier. A dessein. Il est important de souligner ici que tout rapport à l'objet commence par une relation à sa forme qui est une perception, une impression visuelle, tactile, parfois sonore. C'est sa forme qui (pré)figure l'imaginaire de l'objet. C'est elle qui, en première approche, rend l'objet désirable ou non.
Si l'on définit le design comme l'art de produire des concepts pertinents et des formes adéquates d'objets, avec les précautions sémantiques évoquées précédemment, si on ne le réduit pas aux arts décoratifs, élégante tradition française, mais si, en s'appuyant sur elle, on en fait un levier de compétitivité et de qualité de vie, alors il prend une dimension stratégique. Le problème vient de ce qu'il n'est pas cela en France où beaucoup le réduisent à du style et ne le voient utile que dans quelques domaines d'activités liés à l'habitat. Nous avons de grands pas à franchir, dans les secteurs des biens de consommation encore, dans ceux des biens d'équipement ménager et professionnel surtout, ainsi que dans les services, pour nous rapprocher de visions et de pratiques coréennes, japonaises ou scandinaves.
Pourquoi un secrétaire d'Etat et pourquoi auprès du premier ministre ? Les actions à entreprendre sont multiples. Sensibilisation dès le primaire, en CM2, séquences plus larges dédiées au design dans les cours de technologie ou d'arts du secondaire, mais aussi en histoire, en philosophie, en sociologie quand il y en a, création de "mineures" consacrées au design en troisième année de licence et en master en ingénierie ou technologie comme en gestion, introduction de designers dans les équipes de valorisation de la recherche des laboratoires publics, création d'écoles de design de plein exercice (ou redéploiement de moyens existants) au sein de grands campus (par exemple ceux labellisés "initiative d'excellence" ou "institut de recherche technologique" dans le cadre des investissements d'avenir), création de résidences de designers temporaires ou tournantes dans les pôles de compétitivité, dans les grands technopoles, dans les réseaux de pépinières d'entreprises, meilleure prise en compte des investissements en design dans des crédits d'impôt, développement sur tout le territoire d'un réseau de centres régionaux ou interrégionaux de promotion du design, notamment en direction des PME et des PMI, organisation d'expositions plus fréquentes pour le grand public qui racontent des histoires d'objets plutôt qu'elles ne montrent des objets aboutis, programmation pertinente d'émissions de télévision, au delà de celles d'ARTE, qui ne seraient pas des émissions de décoration, création plus ambitieuse qu'aujourd'hui d'événements mondiaux du design à Paris et à Lyon/Saint-Etienne, qui mettent en avant la créativité française, etc. La liste n'est pas exhaustive. Les moyens à mobiliser seront importants mais non irréalistes pourvu que l'Etat, les régions, les grandes agglomérations, les entreprises ou groupements d'entreprises, s'associent en bonne intelligence. Est-ce inenvisageable compte tenu des enjeux économiques et sociaux ?
Les actions à mener sont nombreuses, elles relèvent de différentes administrations, elles nécessitent une coordination nationale qui ne peut relever que du premier ministre. Un conseiller au sein de son cabinet pourrait être en charge de cela. La création d'un secrétariat d'Etat, pour trois ans, par exemple, aurait une toute autre portée, politique et symbolique. La forme, ici aussi, est importante.
Si l'on veut replacer la culture, l'art, la création, au cœur de notre société, ce qui me paraît vital pour notre avenir, une telle initiative en serait une marque singulière dans le champ des objets de notre quotidien, ceux qui répondent aux enjeux sociaux et sociétaux de notre temps, ceux qui créent de la valeur et de l'emploi dans nos entreprises, ceux qui nous sont utiles et qui nous procurent du bien-être ou nous donnent du plaisir.
Je le soutiens ici : sans négliger la dimension tout aussi capitale de la technologie, où la France se laisse ici et là distancer, notre modernité se jugera notamment à l'aune de notre aptitude à déployer le design dans toute notre économie. Pour renouveler notre offre de produits et de services, à l'intention des ménages, des entreprises, des administrations, pour améliorer notre compétitivité hors coûts, pour regagner des parts de marché en France et hors de France, mais aussi pour améliorer la vie quotidienne des gens. Tout cela vaut bien un maroquin sans doute. Cela semble un peu court pour le prochain ajustement ministériel. Cela sera sûrement possible lors du grand changement de la mi-2012.
Alain Cadix, directeur de l'Ecole nationale supérieure de création industrielle (ENSCI – Les Ateliers)




.


.
Andrée Putman
Ambassadrice du style  
10 nov.-23 fév. 2011
Paris 4e. Hôtel de Ville de Paris
En un peu plus de 30 ans, Andrée Putman a bâti une œuvre singulière et 
protéiforme, mélange de douceur et de rigueur géométrique. L'exposition
que lui consacre la Mairie de Paris est autant un portrait de la créatrice 
qu'un panorama de son œuvre.......... a voir 
.
1924  LA NAISSANCE DE L’ARCHITECTURE INTÉRIEURE L’AVÈNEMENT DU CRÉATEUR DE L’ENVIRONNEMENT MODERNE
C’est en 1924, sous la plume de Léon Moussinac (1890-1964), futur directeur de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris à partir de 1950, qu’apparaît la première occurrence de ce qu’il qualifie d’« architecture intérieure ». À ce moment là, il est journaliste, historien et critique d’art, de théâtre et de cinéma, mais aussi secrétaire général de la Librairie centrale des arts décoratifs.
Impliqué dans une réflexion éthique et politique sur la modernité et son élargissement démocratique (qui le mène dans les rangs du jeune parti communiste français en 1924), Léon Moussinac développe une réflexion sur les arts nés avec l’industrie et/ou liés à elle, notamment le cinéma et les arts appliqués (dits aussi arts décoratifs).  Ce point est primordial à ses yeux, car les arts de l’ère industrielle jouent rôle considérable dans la préparation du public à l’avénement du renouveau. En effet, l’industrie qui se destine à la production de masse, transforme la société et modifie, en utilisant la science, l’environnement et les conditions de vie. Pour lui, les nouveaux besoins sociaux, les nouveaux matériaux, l’adaptation aux moyens techniques de reproduction…doivent orienter les arts appliqués vers l’abandon de l’ornement. La nécessaire conciliation avec l’industrie, l’adaptation à l’utilité (la fonction dicte la forme) et l’adéquation avec matière (le respect du matériau) deviennent des lois primordiales de l’art décoratif, suivant en cela le chemin pris par l’architecture depuis la fin du XIXè siècle.
Dans le même temps, commencent à poindre les signes d’une nouvelle sensibilité. Cette dernière réclame des formes qui contentent l’œil que lorsqu’elles contentent l’esprit,  qui ne sont belles que bien adaptées à leur fonction. Ces principes esthétiques rencontrent une très forte hostilité à un moment où tous les styles du passé reviennent en force et rivalisent avec ostentation dans les magasins, les expositions diverses et les catalogues de vente. Cependant les préjugés, les goûts dominants et les règles commerciales n’enraillent pas la poussée du meuble désormais considéré comme une architecture. La disparition de l’ornement qui en résulte est pour Léon Moussinac et les tenants du mouvement moderne la preuve que le monde moderne transforme l’idée même de beauté. Dans cette voie du renouveau, il a rencontré et accompagné les aspirations d’un certain nombre de créateurs dont Francis Jourdain (1976-1958). Ils s’accordent pour convenir que désormais le créateur de l’environnement moderne doit « arracher l’art aux débordements de l’imagination et de l’esthétisme »[1] — traduisez :  de l’Art Nouveau et du mouvement dit Art Déco. Enfin débarrassée des préjugés et autres freins qui encombrent l’esprit, la logique peut régner et à son tour créer des beautés, donner à rêver, créer un style. L’œuvre d’art est désormais présentée comme une « sorte de système organique ou organisé […] ce qui implique un choix, donc une volonté, une décision de l’intelligence » écrira rétrospectivement le créateur Francis Jourdain[2] ; et pour satisfaire, elle doit porter les traces de cette « organisation », de cette « logique ». En abandonnant toute prétention, tout mensonge, les œuvres par leur simplicité, leur sincérité, leur honnêteté, recouvrent leur dignité. Elles répondent ainsi aux exigences de l’esprit de l’homme moderne en quête d’ordre et de logique selon Léon Moussinac et Francis Jourdain.
Pierre Chareau (1883-1950), René Herbst (1891-1982), Jacques-Émile Rulhmann (1879-1933) ou encore Louis Süe (1875-1968) et André Mare (1885-1932) s’inscrivent dans cette nouvelle exigence  aux côtés de Francis Jourdain. Ils sont les pionniers de « l’architecture intérieure »[3]. Léon Moussinac vient de les baptiser ainsi puisqu’ils prennent « le parti »[4] d’être « plus préoccupés  de construire que de décorer, d’aboutir à une logique qui ramène à elle, d’abord, les principes de durée, d’hygiène, de besoins pratiques, pour réussir à contre coup à satisfaire, moins par le détail que par l’harmonie d’ensemble — accord de lignes, de plans, de couleurs — notre sensibilité impérieuse. Affirmant donc de nouveau que la fonction ou l’usage déterminent la création, départ élémentaire, on comprend que l’art n’est atteint que dès l’instant où le meuble dépasse son rôle purement fonctionnel et pratique pour participer au rythme vivant, on pourrait dire à l’émotion, de l’ensemble ». Avec l’architecte et décorateur de cinéma Robert Mallet-Stevens (1886-1945), Léon Moussinac et les promoteurs de l’architecture intérieure vont imposer de nouvelles réalisations où dominent clarté et logique. Cet élan va mener au schisme qui va se produire à l’intérieur de la Société des Artistes Décorateurs au moment de l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels de 1925 à Paris. Il aboutira à la création en 1929 par Robert Mallet-Stevens, Francis Jourdain, Hélène Henry (1891-1965) et René Herbst de l’Union des Artistes Modernes (UAM). Ils sont rejoints en 1930 par Pierre Chareau, Louis Sognot (1892-1970), Charlotte Alix (1892-1987), Jean Burkhalter ( 1895-1982) et Jean Prouvé (1901-1984) notamment.

Rose-Marie Stolberg
Rose-Marie Stolberg est directrice pédagogique de l’ESAT. Elle est aussi historienne de l’art. Spécialiste des XIXe et XXe siècles, elle mène notamment des travaux de recherche sur les rapports entre arts et techniques, sur le rôle et la place de l’artiste dans la société, et sur l’art en France dans les années 1920.


[1] Léon Moussinac, Francis Jourdain, Pierre Cailler Éditeur, Genève, 1955, p. 28.
[2] Francis Jourdain, « Le rationalisme en art », Les Cahiers Rationalistes, n°57, mars 1937, p. 63.
[3] Intérieurs I, 58 planches publiées sous la direction de Léon Moussinac, Collection documentaire d’art moderne, Éditeur Albert Lévy, Paris,1924.
[4] Ibid.